développement personnel & Reconfiguration psychocorporelle -

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V- Accepter et se réapproprier la responsabilité de nos émotions

“Les gens ne sont pas dérangés par les choses,
mais par les vues qu’ils portent sur elles”

-Epictetus

Entendre un message négatif : 4 options

La communication non-violente souligne le fait que ce que les autres font et disent peut être le stimulus, mais jamais la cause de nos émotions ! Si nous prêtons attention, nous pouvons voir que nos émotions résultent de notre manière de choisir comment recevoir ce que les autres font/disent, ainsi que de nos besoins et nos attentes particulières à ce moment ! Avec le 3e composant, nous sommes amenés à accepter la pleine responsabilité de ce que nous faisons pour générer nos propres émotions.

Ce que les autres font et disent correspond au stimulus,
mais jamais à la cause de nos émotions.

Quand quelqu’un nous donne un message négatif, verbalement ou non-verbalement,
nous avons 4 options:

1-    Personnaliser les comportements-paroles des autres et se blâmer soi-même.

Nous prenons les choses personnellement en entendant des blâmes et des critiques.
Par exemple, si une personne en colère nous dit : « tu es la personne la plus égoïste que j’ai jamais rencontré », nous pouvons réagir en acceptant ce jugement venant de l’autre et nous mettre à nous blâmer nous-même : « oh je devrais être plus sensible, je n’ai pas de coeur !» Si nous choisissons cette option, nous payons le prix fort énergétiquement au niveau de notre estime de nous-même, car cela nous incite à ressentir un sentiment de culpabilité, de honte, et ultimement de dépression.

2-    Personnaliser les comportements-paroles des autres et les blâmer en retour.

Une seconde option est de blâmer l’autre en réponse. Par exemple, nous allons répondre en nous justifiant : « ce n’est pas juste, tu n’as aucun droit de dire ça ! J’ai toujours fait attention à tes besoins, c’est plutôt toi qui ne pense qu’à toi-même !» Lorsque nous recevons un message de cette façon en blâmant l’autre en retour, nous ressentons de la colère et de la rancune en même temps, entretenant le cycle de la violence).

3-    Ressentir nos propres émotions et nos besoins.

Notre 3e option pourrait être de faire briller la lumière de notre attention sur nos propres émotions et nos besoins ! Nous pourrions répondre : « Lorsque je t’entends dire que je suis la personne la plus égoïste que tu es jamais rencontré, je me sens blessé parce que j’ai besoin de reconnaissance envers mes efforts à considérer tes préférences ». En concentrant notre attention sur nos propres émotions et nos besoins, nous devenons conscient que notre sentiment de blessure dérive de notre besoin de reconnaissance envers nos efforts.

4-    entrer en empathie avec les émotions et les besoins des autres.

Et finalement, notre 4e option lorsque nous recevons un message négatif, c’est de faire briller la lumière de notre attention sur les émotions et les besoins des autres tels qu’ils sont exprimés. Nous pouvons demander par exemple, «Te sens-tu blessé parce que tu as besoin de plus de considération pour tes préférences ? »

A reprise en charge de notre territoire subjectif privé signifie que nous acceptons la responsabilité de nos émotions et de nos besoins plutôt que de responsabiliser et de blâmer les autres pour ce que nous ressentons en reconnaissant nos propres besoins, désirs, attentes, valeurs ou convictions. Remarquez bien la différence entre ces 2 expressions de déception :

Exemple 1 :
A- « Tu m’as vraiment déçu de ne pas être venu hier soir »
B- « J’ai ressenti de la déception lorsque j’ai remarqué que tu n’étais pas venu hier soir, car j’avais besoin de te parler de certaines choses qui m’obsèdent»

La personne A attribue la responsabilité de sa déception uniquement à l’autre personne. Dans B, le sentiment de déception est clairement connecté au besoin personnel de l’orateur qui n’a pas pu être satisfait !

Exemple 2 :
A- « que ces salops annulent le contrat à la dernière minute m’a vraiment énervé»
B- « Lorsqu’ils ont annulé le contrat à la dernière minute, j’ai ressenti beaucoup de colère car je considère personnellement que c’est une chose vraiment irresponsable à faire»

La première personne attribue la responsabilité de sa colère uniquement au comportement de l’autre parti, alors que l’orateur B accepte la responsabilité de son sentiment en reconnaissant la pensée/conviction cachée derrière. Il reconnaît que ce sont ses préférences et ses convictions/besoins qui ont contribués à générer sa colère. En CNV, nous conseillons à cette personne d’aller encore plus loin en identifiant ce qu’elle voulait : quel besoin, désir, attente, espoir ou valeur lui appartenant n’ont pas été satisfaits !!??

Comme nous allons le voir, le plus nous sommes capables de connecter nos émotions à nos besoins, le plus facile il devient pour les autres de répondre avec compassion. L’orateur B aurait pu dire : « Lorsqu’ils ont annulé le contrat à la dernière minute, je me suis senti en colère car j’espérais que cette opportunité me permettrait de réengager les travailleurs qu’on a licenciés l’année passé ».

Distinguer entre le don venant du cœur
et la motivation venant de la culpabilité.
Le mécanisme de base qui motive les autres par la culpabilité (comportements et mots destructeurs gagnant/perdant) consiste à attribuer la responsabilité de nos sentiments/émotions aux autres.

Quand un parent déclare : « ça me fait souffrir quand tu as de mauvaises notes à l’école », il sous entend que les actions de l’enfant sont la cause du bonheur ou du malheur de ses parents. Superficiellement, se sentir responsable des sentiments des autres peut facilement être confondu avec se faire du souci pour les autres. Lorsqu’un enfant semble se soucier de ses parents qui « souffrent », s’il assume ce type de responsabilité en changeant son comportement afin de s’aligner avec le souhait de ses parents, il n’agit pas en partant du cœur, mais pour éviter le sentiment de culpabilité induit par ses parents. Il est crucial de reconnaître ces schémas type de discours qui tendent à camoufler notre responsabilité en ce qui concerne nos émotions :

-    L’utilisation de pronoms impersonnels comme ça et cela : « ça me rend furieux quand des erreurs de grammaire apparaissent dans nos brochures publiques » ; « cela me rend dingue quand tu… »

-Des déclarations qui ne mentionnent que les actions des autres en les connectant à nos émotionsLorsque tu ne m’appelles pas pour mon anniversaire, tu me blesses». « Maman est très triste quand tu ne finis pas ton assiette »

-L’utilisation de l’expression : « je me sens (+ une émotion) parce que… » suivis de la responsabilisation d’une autre personne. ⇒ « Je me sens blessé parce que tu as dit que tu ne m’aimais pas » ; « je me sens en colère parce que le superviseur a rompu sa promesse »

Nous pouvons augmenter notre niveau d’attention et de responsabilisation en utilisant l’expression « je me sens (+ une émotion) PARCE QUE JE VEUX… » en connectant nos émotions à nos besoins. ⇒ « JE ME SENS furieux quand des erreurs de grammaire apparaissent dans nos brochures publiques, PARCE QUE JE VEUX que notre compagnie projette une image professionnelle. » . JE RESSENS DE LA déception quand tu ne finis pas ton assiette, PARCE QUE JE VEUX que tu es une croissance te rendant fort et en bonne santé ». «JE ME SENS en colère que le superviseur est rompu sa promesse, PARCE QUE JE VOULAIS profiter de ce long week-end pour visiter ma mère »

 

Nos besoins à la source de nos émotions
Si quelqu’un dit : « tu ne me comprends jamais », ce qu’il nous dit en réalité, c’est que son besoin d’être compris n’est pas satisfait. Si une femme dit à son mari : « tu n’arrêtes pas de toujours travailler tard cette semaine ; tu aimes plus ton travail que moi », ce qu’elle exprime en réalité, c’est que son besoin d’intimité n’est pas satisfait.

Les jugements, les critiques, les diagnostiques et les interprétations
des autres correspondent tous à des expressions aliénées de nos besoins !

Quand nous exprimons ainsi nos besoin INDIRECTEMENT par l’intermédiaire d’évaluations, d’interprétations et d’images mentales, tout ce que les autres peuvent entendre, c’est la critique et le blâme. Et quand les gens se sentent critiqués et attaqués, ils tendent à investir leur énergie dans des attitudes défensives ou à contre-attaquer. Si nous souhaitons une réaction de compassion de la part des autres, il est contreproductif d’exprimer nos besoins en faisant un diagnostique ou une interprétation de leur comportement. À la place, le plus nous connectons directement NOS émotions à NOS besoins, le plus facile il devient pour les autres de répondre avec compassion à nos besoins.

En formulant nos besoins directement et clairement,
nous augmentons les chances de faire en sorte qu’ils soient satisfait !

Cependant, nous n’avons pas été habitué à penser en termes de besoins, mais plutôt en termes de ce qui ne va pas chez les autres lorsque nos besoins ne sont pas satisfaits. Lorsque nous voulons voir les manteaux à leur place, nous allons traiter nos enfants de fainéants ou de bordéliques. Ou nous allons interpréter que nos partenaires de travail sont irresponsables lorsqu’ils n’effectuent pas leur taches de la manière dont nous aurions préféré.

Dans un conflit, lorsque vous demander aux 2 partis : « quelle est la chose dont chacun a besoin ? Et qu’aimeriez-vous proposer à l’autre en relation à ces besoins? », les gens répondent souvent par une accusation de l’autre suivis immédiatement d’une contre-attaque similaire de l’autre parti ! Il est fortement improbable qu’une déclaration comme « de toute façon, tu es un dictateur, on ne peut pas discuter avec toi » motive une personne à coopérer et à changer certains de ses comportements !

Nous avons plus d’entraînement en ce qui concerne l’analyse des erreurs perçues chez les autres et le blâme que dans l’expression claire de nos besoins
Ex : « je te trouve vraiment insensible de me juger comme ça » devient : « Je me sens bléssé quand tu dis « citation spécifique » car J’ai besoin de plus de respect dans notre dialogue. Au lieu de me dire comment tu interprètes mes comportements, accepterais-tu de me dire quel comportement spécifique te dérange chez moi »

Dans mon expérience, à partir du moment où les gens commencent à exprimer leurs besoins clairement plutôt que d’expliquer à l’autre ce qui ne va pas chez lui, la possibilité de trouver un terrain d’entente qui satisfait les besoins de chacun devient réalisable !

Quelques besoins fondamentaux humains

• Le besoin d’autonomie

• Le besoin de choisir nos propres objectifs, nos propres rêves, centres d’intérêt et valeurs…
• Le besoin de choisir notre propre manière d’accomplir nos objectifs, nos rêves et nos valeurs

• Le besoin de celébration

• Le besoin de célébrer la création de notre vie et de nos rêves
• Le besoin de célébrer et rendre hommage à nos pertes (processus du deuil) : les êtres aimés, les rêves, les tentatives etc.

• Le besoin d’intégrité

• le besoin d’authenticité et de sincérité
• le besoin de créativité
• le besoin de signification
• le besoin d’estime de soi

• Le besoin d’indépendance

• Le besoin d’accepter
• le besoin d’apprécier
• le besoin d’être proche
• le besoin de considérer
• le besoin de contribuer à l’enrichissement de la vie
(utiliser son énergie en partageant et en donnant ce qui contribue à la vie)
• le besoin d’appartenir à un une communauté
• le besoin  de sécurité affective
• le besoin d’empathie
• le besoin d’être honnête et sincère (la sincérité qui permet d’apprendre de nos limitations)
• le besoin d’amour
• le besoin de réassurance
• le besoin de respect
• le besoin d’entre aide
• le besoin de confiance
• le besoin de compréhension
• le besoin de chaleur humaine

• Le besoin de communion spirituelle

• Le besoin de beauté
• Le besoin de  d’harmonie
• Le besoin d’inspiration
• Le besoin d’ordre
• Le besoin de paix

• Le besoin physique

• Le besoin d’air
• Le besoin de nourriture
• Le besoin d’eau
• Le besoin de repos
• Le besoin d’un toit
• Le besoin de protéger la vie (virus, bactéries, animaux prédateurs)
• Le besoin de mouvement et d’exercice
• Le besoin de s’exprimer sexuellement

• Le besoin de toucher et d’être touché

• Le besoin de jouer
• Le besoin de s’amuser
• Le besoin de rire

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