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VII – De l’esclavage émotionnel à la libération émotionnelle

Dans notre développement personnel vers la libération émotionnelle, la plupart d’entre nous expérimentont 3 étapes dans la façon de nous mettre en relation aux autres :

Étape 1

L’esclavage émotionnel :
nous nous considérons comme responsables des sentiments des autres.

Dans cette étape que je nomme l’esclavage émotionnel, nous nous croyons respsonsables des sentiments (État affectif dû à des émotions) des autres. Nous pensons que nous devons constamment lutter, nous faire violence et ne pas être nous-même pour que « l’autre » puisse être heureux. S’ils n’apparaissent pas heureux, nous nous sentons responsable et donc obligé de faire quelque chose pour y remédier ! Cette mentalité nous amène facilement à percevoir les gens les plus proches de nous comme un poids. Se considérer responsable des sentiments des autres gens apparait très nuisible et dommageable dans les relations intimes !

J’entends revenir invariablement le même thème dans les problèmes de couple : « J’ai très peur de m’impliquer dans une relation. À chaque fois que je vois mon partenaire en souffrance ou en besoin de quelque chose, je me sens submergé. Je me sens prisonnier, et j’étouffe… j’ai alors une forte envie de sortir le plus vite possible de la relation ». Cette réaction est plus que commune parmi ceux qui expérimentent l’émotion de l’amour comme un déni inévitable de leurs propres besoins pour pouvoir combler les besoins de l’être aimé.

Dans les 1er temps d’une relation, les partenaires sont dans une relation joyeuse et pleine de compassion, se sentant libres et pleins de force. La relation eur apparait stimulante, excitante, merveilleuse… Éventuellement, la relation devient « sérieuse », et les partenaires commencent à assumer la responsabilité des sentiments de l’autre.  Si j’étais un partenaire conscient de faire cela, je pourrais reconnaître la situation en expliquant : « Je ne le supporte pas lorsque je me perds dans une relation. Quand je suis témoin de la souffrance de ma partenaire, je m’oublie et je perds contacte avec moi-même… j’ai une forte impulsion à me libérer et à fuir. » Cependant, si je n’ai pas atteint ce niveau d’attention, je vais sûrement blâmer ma partenaire pour la détérioration de notre relation. Je vais dire : « Ma partenaire est tellement dépendant, en manque d’attention et d’affection que cela détruit notre relation. » Dans un tel cas, ma partenaire ferait bien de rejeter la notion qu’il y a quoi que ce soit de mal dans ses besoins. Car cela rendrait les choses encore plus difficiles si elle acceptait le blâme en se sentant responsable de mes émotions. Au lieu de ça, elle pourrait m’offrir une réponse d’empathie  devant la souffrance que j’entretiens en moi par mon esclavage émotionnel : «  je vois bien que tu ressens de la panique. Il te semble très difficile d’être intime en laissant l’amour se manifester entre nous sans en faire une responsabilité, un devoir, une obligation …Tu perçois que tu perds ta liberté car tu penses constamment devoir nier ta mélodie intérieure pour t’adapter et prendre soin de moi ». Mais si au lieu de répondre avec empathie, elle me dit : « Te sens-tu crispé parce que je t’ai demandé trop de choses ? « alors chacun d’entre nous va probablement resté embrouillé dans son esclavage émotionnel, diminuant dramatiquement les chances de survie de la relation!

Étape 2

L’étape « désagréable » du refus et de la colère:

Lorsque nous constatons à quel point nous avons gâché notre vie en ne répondant pas à l’appel de notre propre âme, nous pouvons ressentir beaucoup la colère. Dans cette étape que je nomme avec humour l’étape « désagréable » du refus et de la colère, nous devenons conscient du grand prix que nous avons payé jusqu’à présent en assumant la responsabilité des sentiments des autres et en essayant de les accommoder en niant notre mélodie intérieure ! Nous tendons à faire des commentaires comme ; « c’est ton problème, je ne suis pas responsable de tes états émotionnels » quand nous sommes confronté à la douleur intérieure d’une autre personne ! Nous avons atteint la clarté en ce qui concerne la responsabilité individuelle des émotions, mais nous avons encore à apprendre à devenir responsable ENVERS les autres d’une façon qui n’est pas asservissante émotionnellement !

Alors que nous émergeons de l’étape de l’esclavage émotionnel, nous pouvons continuer d’avoir des résidus de peur et de culpabilité lorsqu’il s’agit d’exprimer clairement nos propres besoins. Il n’est donc pas surprenant que nous finissions par exprimer ces besoins d’une manière rigide, inflexible, agressive et entêtée. Par exemple, je peux déclarer à un groupe qui est sur le point de faire quelque une activité que « je préfère faire autre chose » afin d’exercer mon droit à exprimer mes besoins/préférences. Si on me demande « tu veux vraiment faire autre chose même si ça entre en conflit avec mes besoins à moi ?? » et que je me sens intérieurement embarrassé, coupable, en colère etc, cela reflète que je suis encore à l’étape « désagréable » du refus et de la colère ⇒Il me reste encore à saisir que la libération émotionnelle implique plus que de simplement exprimer mes besoins.

À l’étape de l’esclavage émotionnel, nous voulons « faire plaisir, accommoder et satisfaire » tout le monde au détriment de nous-même, mais à l’étape « désagréable » du refus et de la colère, lorsqu’une personne nous blâme ou nous critique par exemple, nous avons envie de lui dire : « va te faire foutre !!! ». Cela signifie que nous avons encore à apprendre à affirmer nos besoins d’une façon qui respecte les besoins des autres !

Étape 3

La libération émotionnelle:

Nous acceptons la pleine responsabilité de nos intentions et de nos actions

À la 3e étape – LA LIBÉRATION ÉMOTIONNELLE – nous répondons aux besoins des autres à partir de notre propre compassion, mais jamais à partir des sentiments de culpabilité, de peur, de honte … Nos actions deviennent alors une source d’accomplissement, pour nous comme pour ceux à qui nous offrons nos efforts. Nous acceptons la pleine responsabilité de nos intentions et de nos actions, et non plus des émotions des autres. Nous avons pleinement conscience que nous ne pouvons jamais satisfaire nos besoins au détriment de ceux des autres. La notion d’approche Gagnant/gagnant devient alors claire pour nous. La libération émotionnelle implique que nous exprimons clairement ce dont nous avons besoin d’une manière qui communique que nous sommes également concerné par les besoins des autres et par leur satisfaction. Les outils de la CNV sont conçus pour nous aider à entrer en relation avec les autres à ce niveau !

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CNV en action :

« c’est scandaleux, on devrait réactualiser l’illégitimité !!! »
Une vielle dame lisant le journal s’exclame : « c’est scandaleux, on devrait rendre à nouveau illégale l’illégitimité ». Je peux réagir comme j’ai l’habitude de le faire, en ne disant rien, jugeant sévèrement cette personne silencieusement dans ma tête, ou me souvenir que j’ai l’option d’écouter quelles observations, émotions et quels besoins/valeurs sont exprimés derrière les mots de cette personne.

-Moi (vérifiant si j’ai deviné ce qu’observait la dame) : « est-ce que vous lisez quelque chose concernant la grossesse des adolescentes dans le journal? »

-La dame : « Oui, c’est pas croyable le nombre de jeunes filles qui le font »

-Moi (à l’écoute des éventuelles émotions de la dame, et de quel besoin non satisfait dérivent ces émotions) : « est-ce que vous vous sentez alarmé parce que vous aimeriez que les bébés grandissent dans des familles stables ? »

-La dame : « biensur !!! Mon père m’aurait tué si j’avais fait une chose pareille ! »

-Moi : « Vous vous souvenez comment c’était pour les jeunes filles de votre génération qui tombaient enceinte? »

-La dame : « Oh oui, nous savions ce qui nous arriverait si on tombait enceinte. Nous étions très effrayées par cette idée, pas comme ces fille d’aujourd’hui…»

-Moi : « Vous sentez-vous agacée qu’il n’y ait pas la peur d’être punie pour les jeunes filles qui tombent enceinte de nos jours ? »

-La dame : « Au moins, la peur de la punition, ça marchait ! ça dit dans le journal qu’il y a plein de jeunes filles qui couchent avec des hommes différents parce qu’elle veulent tomber enceinte. À la finale, elles font des enfants, et c’est nous et le reste de la société qui paie pour ça !!!»

(J ‘entends 2 émotions différentes dans les paroles de cette dame : de l’effarement que des filles tombent délibérément enceintes, et de la contrariété que les contribuables paient pour des enfants nés ainsi. Je choisis d’entrer en empathie avec une de ces 2 émotions.)

-Moi : « vous sentez vous effarée que des jeunes filles décident de tomber enceintes sans avoir peur des conséquences, sans considération pour leur réputation  ni pour la stabilité financière…toutes ces choses que vous aviez l’habitude de considérer (ses valeurs personnelles) ??»

-La dame : « oui, c’est exactement ça!!!»

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