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I – Anatomie de notre frontière personnelle

Anatomie de notre frontière personnelle

Dans tout « problème », qu’il soit personnel, relationnel, économique, social, interculturel, international, politique, familial, conjugal ou psychologique, il y a toujours une portion du « problème » qui se trouve sous notre contrôle, « à l’intérieur de notre frontière personnelle » (notre responsabilité), et une portion qui se trouve « à l’extérieur de notre frontière personnelle » en dehors de notre contrôle (et n’étant donc pas notre responsabilité)! Une frontière personnelle solide et fonctionnelle permet de bien faire clairement la différence entre ce que nous contrôlons (ce qui nous appartient) et ce que nous ne contrôlons pas, qu’il s’agissent d’attitudes, de pensées, d’émotions, de mots, de situations ou d’évènements !

Notre frontière personnelle est notre interface de gestion du monde « extérieur ». Il s’agit de notre pare-feu (firewall) contre la source extérieur de stress  ☺! La plupart d’entre nous sommes submergé par l’environnement car nous n’avons pas appris à nous différencier correctement du monde et des autres : nous ne savons pas faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui ne nous appartient pas !⇒ Nous n’avons pas conscience de notre manière individuelle de filtrer l’environnement et donc de « créer » notre « réalité »!!!

1) La frontière personnelle durable :
notre seul défense contre la « souffrance »

Notre frontière personnelle marque la limite entre ce que nous contrôlons (ce qui se trouve à l’intérieur de notre territoire psychologique privé), et ce que nous ne contrôlons pas (ce qui se trouve en dehors de notre territoire psychologique privé)! Lorsque nous consumons notre énergie à propos d’événements et de comportements se trouvant à l’extérieur de notre frontière personnelle (attitudes, émotions et mots des autres) et que nous ne contrôlons donc pas, nous « SOUFFRONS »! Notre frontière personnelle fonctionne exactement comme la frontière invisible d’un pays : Il s’agit de notre territoire psychologique intérieur & privé. Sa bordure délimite ce qui nous appartient, à l’intérieur, de ce qui ne nous appartient PAS, à l’extérieur ! Quand nous avons des « problèmes » avec cette partie de notre caractère, ayant du mal à tranquillement dire et/ou recevoir « non » en nous différenciant des autres, nous pouvons être certain qu’il y a des « fuites »  quelque part dans notre frontière personnelle : des fêlures, des failles et des trous par ou s’échappent notre énergie interne! Les « problèmes » semblent nous rattraper alors que nous ne pensons pourtant pas les avoir rechercher. La présence de « trous » dans notre frontière personnelle fait que nous n’avons pas les ressources nécessaires pour choisir ce qui entre en nous et ce qui sort de nous. Nous allons également manquer de discrimination en ce qui concerne les signaux, les émotions et les pensées négatives que nous envoyons vers l’environnement, lorsque nous communiquons avec l’extérieur!

⇨    Et c’est précisément là que la « souffrance » commence,
⇨    par l’intermédiaire de ces « TROUS » dans notre frontière personnelle !

2) La souffrance

Souffrir = consumer son énergie psychosomatique à propos d’évènements/situations/comportements/émotions/mots que l’on ne contrôle pas !

Notre frontière personnelle peut être comparée à une sorte de sphère invisible entourant notre territoire psychologique privé. À l’intérieur de cette sphère se trouvent nos droits inaliénables : Nous sommes responsable et nous contrôlons à 100%  tout ce qui s’y trouve et tout ce qui s’y passe : décisions, choix, pensées et émotions !

Par contre, nous ne contrôlons pas tout ce qui se passe à l’extérieur de notre frontière personnelle! Cela inclut les événements, mais cela inclut surtout les choix-comportements-émotions des autres, qui ont également chacun leur propre frontière à gérer
(identité – estime de soi – choix & comportements)!

Exemples de souffrance :
a) je suis coincé dans les embouteillages et je me mets dans tous mes états à cause
de cette perte de temps, je klaxonne, j’insulte, je m’énerve …
b) On ne répond pas à mes appels téléphoniques:
je me sens frustré, je me met en colère ou je devient triste- devant cette indifférence.
C) Un couple s’est séparé. Chaque ex-conjoint recasse le passé tout seul dans sa tête et discute avec lui-même à propos de comment l’autre aurait dû se comporter.
D) Une situation ne se déroule pas comme je l’avais projeté ; un ami me fait un lapin ou annule un RD à la dernière minute ! Je me sens en colère et je discute négativement avec moi-même à propos de cette personne…
F) Une personne communique agressivement avec moi ou me contredit en tentant de m’imposer son pt de vue ; si j’ai une faille dans ma frontière personnelle et que je permets à cette énergie négative de pénétrer dans mon territoire psychologique privé, je vais réagir et consumer/gaspiller mon énergie interne dans une joute verbale (au lieu de simplement fermer mes portails, en décidant de tranquillement me différencier) !

Ces exemples montrent comment nous gaspillons et brûlons notre énergie psychosomatique en générant des émotions et des pensées négatives à propos de choses se situant en dehors tout contrôle!⇒Nous utilisons un événement externe pour générer des pensées et des émotions négatives

⇒ Nous sommes en réalité les seuls responsables dans l’activation de certaines émotions/pensées en réponse à certains stimuli (facteurs qui déclenchent une réaction physiologique et/ou psychologique mais qui n’en sont pas la cause)!

Tant que nous nous concentrons sur ce que nous ne pouvons pas contrôler (les choix/mots/attitudes des autres ou des situations externes), nous allons gaspiller notre énergie vitale et nous allons expérimenter exactement ce que nous ne voulons PAS (réaction physiologique et/ou psychologique) ! Aucun être humain n’a une frontière personnelle « parfaitement » fonctionnelle, car nous avons tous certains dysfonctionnements dus à notre histoire personnelle unique! C’est notre Faculté à prêter attention et à nous placer au centre de notre propre territoire psychologique privé, à l’intérieur de notre frontière personnelle, qui nous permet de repérer les moments [les situations] où nous brûlons notre énergie psychosomatique à propos d’une chose incontrôlable – en regrettant le passé – en anticipant le futur par l’imagination, en souhaitant qu’une personne se comporte différemment etc. L’OUTIL INFAILLIBLE POUR ROMPRE CE CERCLE VICIEUX, C’EST NOTRE CAPACITÉ À PRETTER ATTTENTION : NOTRE POUVOIR D’OBSERVATION (REFLET DE SOI)

Et l’indice redoutable pour s’aider à identifier ces ‘moments’ est l’utilisation du mot « devrait » ⇒ ‘Cette personne « devrait » m’aimer ; cette individu ne « devrait » pas se comporter comme ci ou comme ça ; …« devrait » répondre à mes sollicitations et assouvir MES besoins, …« devrait » me respecter, …« devrait » faire attention à moi, … « devrait » penser comme moi ; les choses « ne devraient pas » se passer comme ça etc.’.Les émotions expansives (amour, joie, confiance, estime de soi, plaisir et bien-être) rechargent, nourrissent et renforcent notre être. Une frontière personnelle mature et fonctionnelle permet d’emmagasiner de l’énergie, renforçant l’estime de soi. Par contre, un être humain, à chaque fois qu’il « souffre » perd et gaspille son énergie au travers de trous spécifiques dans sa frontière personnelle ! ⇒ L’énergie est consumée, gaspillée et aspirée rapidement au-dehors, vidant son territoire privé de ses ressources intérieures et le dévitalisant !⇒ Quand nous avons du mal à exprimer un NON (affirmer positivement nos préférences et fermer notre frontière personnelle aux attitudes/comportements destructeurs des autres) ou à recevoir un NON (ne pas voir nos besoins satisfait par une personne comme on le voudrait – se retrouver devant une frontière « fermée ») !!Cela signifie que des failles et des trous sont présents dans notre frontière personnelle en rapport à une situation particulière ou à un domaine de notre vie !

Plus une personne aura de trous dans sa frontière, et plus elle donnera aux « autres  » facilement accès à ses « ressources » intérieures (personne manipulable) : elle dépend de l’extérieur pour actionner (elle-même) ses interrupteurs émotionnels : Elle fonctionne en mode réactif mécanique inconscient, manipulée par les événements extérieurs: c’est la métaphore du mode pilotage automatique ou la personne ne voit pas que ce ne sont pas les comportements des autres ni les évènements extérieurs qui enclenchent certaines réactions émotives contractantes, mais l’interprétation intérieure qu’elle en fait dans son territoire psychologique privé! Plus une frontière personnelle sera vague et remplie de fêlures et plus cette personne aura un problème d’identité dans son rapport au monde ! Si elle a du mal à exprimer des préférences en rapport à sa frontière personnelle (les choses auxquelles elle dit oui et les choses auxquelles elle dit non), c’est qu’elle n’a pas pu finaliser une identité claire, solide et stable lors de son histoire personnelle. À l’image du petit enfant qui n’a pas encore finalisé sa structure caractérielle et qui ne fait donc pas la différence entre ce qu’il vit en lui de ce qui se passe à l’extérieur. Tant que je ne discerne pas clairement ce qui se trouve à l’intérieur de ma frontière personnelle de ce qui se trouve à l’extérieur, je fonde mes choix-comportements sur un état de ‘confusion’ : je vais avoir une tendance à ne pas savoir différencier mon « intérieur » de « l’extérieur «  autour de moi! ⇒Comment pourrais-je alors travailler efficacement à résoudre mes « problèmes » ou les transformer en autre chose dans cet état interne confus et incohérent ? Si une personne n’a pas une image de soi – une identité – clairement définie, elle ne peut pas avoir non-plus une perception claire de la nature des problèmes qu’elle rencontre (discernement entre l’intérieur et l’extérieur) ⇒Elle utilisera un langage vague et imprécis: « je ne sais pas ce qui m’arrive, je suis confus, je n’ai pas la force, je me sens lourd/épuisé, je n’arrive pas à penser clairement, je ne comprends pas, ça me dépasse, je ne sais pas trop comment décrire le problème, tout me semble vague… » etc. tout en réagissant mécaniquement à tout ce qui se passe dans son environnement, et cela en responsabilisant « les autres » pour ses « problèmes » !Par contre, une personne dont la frontière personnelle est solidement définie sera très précise dans son langage et exprimera ses besoins sans exiger que l’autre accepte forcément⇒ Elle sait discerner avec clarté ce qui se trouve à l’extérieur d’elle, l’incontrôlable, de ce qu’elle vit psychologiquement et émotionnellement à l’intérieur d’elle-même… Elle ne confond pas ce qui se passe dans le territoire psychologique privé des autres (leurs mots, convictions, réactions, attitudes, pensées et émotions) avec ce qui se passe dans le sien!  Elle affirme tranquillement sa différence, et n’a aucun besoin de voir les territoires psychologiques privés des autres devenir des clones du sien (besoin compulsifs de convaincre / de contredire et/ou de s’aligner etc.) ! Si la personne en face tente d’envahir agressivement son territoire psychologique privé, elle sait fermer les « portails » (image du bouclier) devant ce comportement destructeur, ne gaspillant pas d’énergie sur un facteur incontrôlable !

3) Le principe de « devise » psychologique :
Apprendre à dire NON au processus de la souffrance !

Si on considère tout ce qui sort de notre frontière personnelle (nos ressources et notre façon de les gérer) comme différentes formes de la même énergie unique, passant d’une forme à l’autre (amour=>idées=>émotions=>décisions=>temps=>estime de soi =>confiance =>liberté =>argent etc.), on peut comprendre de manière simple les interactions humaines!

Notre frontière personnelle est comme un réservoir qui contient nos 3 ressources intérieures (notre pouvoir de décision ; notre intellect ; notre énergie émotionnelle). Quand il y a des « fuites », les différentes formes de « devises » psychologiques, le temps, la liberté, l’argent etc. s’échappent facilement ! Le temps est le prix que nous payons dans « l’échange » d’idées (la communication et l’éducation). Notre pouvoir de décision, si nous l’imposons aux autres, devient une tentative de contrôle et de pillage de leurs ressources intérieures: nous leur volons un peu de leur liberté (nous voulons décider à leur place) au travers de trous spécifiques dans leur frontière personnelle (situations/sujets /domaine à propos desquels ils ont une faille dans leur frontière personnelle)! La plupart d’entre nous brûlons notre énergie en nous concentrant sur « comment les gens DEVRAIENT se comporter envers nous» et sur « qui a raison ». Mais nos idées, si ces idées ne sont pas les bienvenues dans leur territoire psychologique privé, lorsque nous les déversons sur les autres, leur font perdre leur temps (ainsi que le nôtre). TENTER DE CONTROLER LES AUTRES EN LEUR IMPOSANT NOS IDÉES PAR LA FORCE (INCAPACITÉ À LAISSER LES AUTRES FAIRE LEUR CHOIX DE PENSÉES/MOTS/EMOTIONS) EST LE SIGNE D’UNE FRONTIÈRE PERSONNELLE IMMATURE ET INACHEVÉE.

Nos 3 ressources intérieures Notre intellect ; Notre pouvoir de décision ; Notre énergie émotionnelle, composent notre IDENTITÉ, et lorsque nous confondons notre identité avec celles des autres, et que nous les considérons comme des « clones » de nous-même, le résultat est toujours le même: NOUS SOUFFRONS !

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Quand notre frontière personnelle a des trous/félures, notre identité peut devenir très vague, imprécise et floue. Mais lorsque nous réparons ces trous, en utilisant le mot « NON », affirmant calmement et avec détermination nos préférences : non à cela et oui à ceci, nous commençons à reconstruire une identité plus solide et plus claire ! Quand notre frontière personnelle a des trous, nous confondons notre monde intérieur avec le monde extérieur ; nos ressources sont vulnérables, susceptibles de s’échapper vers l’extérieur en étant dépensées sur « l’incontrôlable », nous faisant perdre notre énergie vitale (notre temps, notre liberté, notre argent, notre estime de soi etc.)! Mais lorsque l’on « répare » ces trous en apprenant à dire NON au processus de la souffrance, nous sauvegardons nos ressources intérieures et nous les renforçons! Une personne sans préférences claires n’a pas non plus d’identité claire⇒ Plus cette personne aura une identité fragile et floue, plus elle donnera aux gens le pouvoir d’en tirer profit en venant piller son énergie interne au travers des trous spécifiques dans sa frontière personnelle!

Quand notre frontière personnelle est solide et que nous devenons capable de dire et d’entendre calmement NON, ainsi que de fermer nos portes aux attitudes destructrices! Nous n’essayons plus de contrôler le stimulus, nous lui disons simplement NON : Nous fermons pro-activement les portails de notre frontière personnelle ! Si nous laissons le stress (énergie négative) entrer en nous par un trou dans notre frontière personnelle, alors ce stress devient notre problème personnel, bien à nous! À présent, il nous appartient et compose une partie de notre énergie émotionnelle… peu importe de qui et par ou il est arrivé initialement !

⇒ NOTRE FRONTIERE PERSONNELLE SERT DE PREMIERELIGNE DE DEFENSE CONTRE LE STRESS !

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Sans réparation ni maîtrise de notre frontière personnelle, le stress dont l’origine est dans l’environnement entre quand il veut et devient alors notre propriété. Aucun médicament ne peut guérir cette condition qui apparaît purement psychologique ! SEUL NOUS-MÊME pouvons réparer les choses depuis l’intérieur! En apprenant à dire NON au stress qui vient cogner aux portes de notre frontière personnelle, nous devenons capable de nous guérir depuis l’intérieur.
Nous devons donc apprendre à choisir pro-activement où diriger notre attention afin de choisir ce qui entre en nous et ce qui en sort, au lieu de le subir passivement!

Mais alors ? comment réparer les trous dans notre frontière personnelle ?
En apprenant à dire NON et en devenant confortable lorsqu’on reçoit un NON

Les trous spécifiques dans notre frontière personnelle sont des situations où nous avons du mal à dire NON et/ou à entendre NON ! C’est pourtant tout simplement en disant clairement NON aux choses que nous ne préférons pas et aux comportements destructeurs que nous allons commencer à réparer ces trous et à renforcer notre frontière personnelle dans son ensemble ! À chaque NON assumé, nous nous renforçons un peu plus contre le stress, comme un pays avec une frontière de + en plus solidement contrôlée. ⇒Nous gagnons en énergie (ressources intérieures de plus en plus riches) : nous nous rechargeons ! => Notre caractère se renforce!

Connaissez vous des gens qui ne se voient pas du tout eux-mêmes, mais dont les autres remarquent les comportements «borderline». Connaissez vous des personnes facilement influençables/ manipulables ? des personnes qui se vexent facilement ou qui partent mécaniquement au quart de tour dans certaines situations et face aux gens? ⇒Leur comportement inconscient (mode pilotage automatique inconscient) est rendue possible par des trous dans leur frontière personnelle (incapacité à choisir ce qui entre/sort) !

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La frontière d’une entité définie son individualité – son identité :La membrane d’une cellule saine et fonctionnelle empêche d’entrer tout ce qui est néfaste pour sa survie et laisse entrer ce dont elle a besoin pour se nourrir, exister et croître ! C’est le principe même de la respiration qui est un ECHANGE sain entre l’intérieur et l’extérieur! La frontière personnelle peut être métaphoriquement comparée à LA PEAU protégeant l’intégrité psychologique: l’âme !

Ex : Une grand-mère souffre de troubles d’anxiété en rapport au comportement de son petit-fils toxicomane. Il abuse d’elle en la harcelant pour de l’argent, en habitant et en volant chez elle! Si elle reste passive, son anxiété va augmenter. Mais si elle apprend à dire NON en le mettant dehors, forçant ainsi son petit-fils à se prendre en main etc. elle va tout de suite se sentir mieux et voir son niveau d’anxiété diminuer. Cependant, après avoir interagi à nouveau avec son petit-fils, elle peut ensuite se mettre à discuter avec elle-même et se dire : « je suis une grand-mère indigne, je ne veux pas lui faire du mal en le laissant à la rue, je suis tout pour lui » etc.

⇒Son petit-fils a tout simplement réussi à trouver un autre moyen de pénétrer à l’intérieur de son territoire psychologique privé au travers d’un autre type de trou. (le manipulateur est celui qui utilise ces trous pour venir y piller l’énergie qui s’y trouve, consciemment ou inconsciemment). Il a réussi à traverser la frontière personnelle de sa grand-mère et à lui faire ressentir de la honte dans son territoire psychologique privé.

La culpabilité est une chose que nous ressentons lorsque nous savons que nous avons fait quelque chose de mal (cas de conscience). Mais ce n’est pas du tout le cas. Dans notre terminologie, la honte est l’émotion négative de l’anxiété placée par quelqu’un à l’intérieur de nous au travers d’un de nos trous spécifiques pour se décharger de sa propre anxiété et nous contrôler. Mais cette anxiété ne nous concernait pas initialement !

4) « Le Déni » :
Ne pas voir les limites de notre contrôle !

Grand-mère continue donc de souffrir en partie parce qu’elle avait un autre type de trou dans sa frontière : Elle ressent qu’elle est tout ce que son petit-fils a au monde. D’une certaine manière elle se l’approprie psychologiquement, il lui appartient et devient donc sa responsabilité. Psychologiquement et émotionnellement, elle ne fait plus de discernement entre les problèmes de son petit-fils et les siens. Les problèmes de son petit-fils sont devenus ses problèmes à elle, sa responsabilité! Ce mécanisme s’appelle le Déni qui correspond à une illusion auto-générée (auto-hypnose), crée par un trou dans la frontière personnelle (= con-fusion)! Quand une frontière personnelle est solide et délimitée clairement (nous connaissons les limites de notre contrôle, ce que nous possédons et ce dont nous sommes responsable, à l’intérieur de nous-même) une telle chose ne peut pas arriver : nous faisons une distinction claire entre le monde extérieur et notre monde intérieur privé. Mais s’il y a des trous dans notre frontière personnelle, à la place nous allons nous éparpiller et nous perdre dans l’environnement infini qui nous entoure, comme le petit enfant immature, ne réalisant pas que nous sommes en train d’entrer dans un territoire psychologique privé qui ne nous appartient pas.

LE DÉNI = Ne pas voir les limites de notre contrôle !

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Avec une frontière personnelle mature, lorsque nous regardons à la bordure de celle-ci, nous voyons clairement les limites de ce que nous possédons et contrôlons! Mais si nous regardons au travers d’un « trou », nous ne voyons plus de limite. Nous voyons seulement un territoire que nous IMAGINONS être le nôtre, que nous croyons pouvoir contrôler et dont nous pensons nous sentir responsables. Et quand nous faisons cela, ce qui est au-delà de notre contrôle provoque des émotions négatives à cause de la frustration et de la confusion que le paradoxe engendre, comme pour le petit enfant immature qui ne fait pas la différence en ce qui lui appartient et ce qui ne lui appartient pas (Il ne comprend pas que ses désirs ne soit pas instantanément respectés) !

Dans l’exemple de la grand-mère, elle doit bien sur d’abord s’entraîner à savoir dire NON dans certaine situations, par exemple aux appels au beau milieu de la nuit ou a ses emails, à ses demandes d’argent etc. Cependant elle doit également et surtout reconnaître et accepter que la vie de son petit fils appartient à son petit fils, et non pas à elle ! Que son petit-fils voit ou non ses propres trous dans sa frontière personnelle et développe ou non son propre pouvoir d’auto-observation, ce n’est en aucun cas la responsabilité de la grand-mère de s’en charger, car c’est tout bonnement impossible

!5) Les « murs » dans la frontière personnelle
L’autre cas de figure est l’opposé des « trous » = Ce sont des « murs » à la bordure de la frontière personnelle ! Lors de notre histoire personnelle, depuis la petite enfance, lorsque nous essayons de construire et de délimiter notre frontière personnelle (identité) parfois les traumatismes psychologiques  et les « NON » ont tellement été présents lors de notre croissance (rapports dans la famille), que nous avons développé une sorte de durcissement de notre « membrane», à l’image d’une cicatrice sur la peau. Nous nous sommes « désensibilisé » et protégé en empêchant toute entrée/sortie d’énergie dans un domaine particulier d’interaction humaine !⇒ Le problème c’est que les portails/passages sont à présent scellés et fermés ! Nous sommes devenu plus durs et plus résistants grâce à ces « murs » qui coupent toute possibilité d’interaction avec notre environnement⇒ NOUS DISONS « NON » À TOUT CE QUI VIENT DE « L’EXTERIEUR.(il peut s’agir d’idées, d’émotions, de comportements, de relation, de communication etc.) Une telle « stratégie » ne permet jamais de développer une réelle intimité avec quelqu’un : on reste prisonnier de notre territoire psychologique privé…isolé et seul !

Cependant, lorsqu’on se sent prisonnier d’une situation ou d’un schéma particulier, c’est un bon indicateur pour retourner à l’école et s’instruire en repartant à la découverte de soi ! Des MURS dans la frontière personnelle sont tout aussi néfastes à la maturation de l’identité et du caractère que des TROUS! ⇒Se couper totalement de l’environnement apparaît aussi dangereux pour le bien-être que d’être complètement vulnérable et dépendant face à l’environnement !

Métaphoriquement, les membranes de cellules « imperméables » (ne laissant rien entrer ni sortir) n’ont plus de quoi se nourrir, et n’expulse plus les « déchets ». Il s’agit de personnes qui disent NON à TOUT, comme un pays fasciste ne permettant aucunes nouvelles idées d’entrer, aucun échange, aucun pacte ni aucune assistance de la communauté internationale ! Ce type de personnalité meurt non pas de faim mais d’un manque de nouvelles idées ; et surtout elle se dévitalise car elle se retrouve dans un manque dramatique d’énergie sous sa forme expansive : l’Amour !

Une frontière personnelle comme celle-ci n’est plus fonctionnelle :
La personne s’isole de son environnement et évite toute interaction sociale!

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Pour un être humain dur (on dit : « sans cœur ») qui s’est endurci au fil du temps à cause de traumatismes chroniques (blessures), sa frontière personnelle s’est épaissie et a développé une sorte de tissus épais – à l’image de la cicatrice – comme des couches de murs servant de forteresse de protection: il reste insensible, coupé, amorphe, glaciale, solitaire etc. Résultat : il étouffe ⇒sa frontière personnelle ne respire pas : rien ne rentre et rien ne sort = il se dévitalise donc et perd également son énergie par manque d’interactivité avec son environnement (aucun échange, aucun partage)! Ce type d’être humain apparaît autant immature que celui dont la frontière personnelle est parsemée de trous !

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Une personne avec une frontière personnelle mature n’a pas de trous ni de murs dans sa frontière mais des portails qui restent sous son contrôle ! Ces portes sont régies par sa puissance de décision – ou puissance d’intention – ou Volonté  – ou Conscience – Il DÉCIDE, grâce à la puissance de son pouvoir d’observation, à qui et quand il ouvre ses portes, et dans quelles situations il les ferme! Il s’agit donc d’une sorte de membrane semi-perméable opérée depuis un centre intérieur! l’individu est le commandant en chef d’une sorte de douane mature, forte, déterminée et pourtant optimiste qui gère la frontière de son territoire psychologique privé !Nous appelons la science d’ouverture et de fermeture des portes la POLITIQUE. Notre santé psychique est définie par notre capacité à ouvrir nos portes aux idées, aux énergies émotionnelles et aux comportements constructifs, et de la fermer aux énergies émotionnelles négatives et aux comportements destructeurs.

6) Qu’est-ce que « la Valeur » ?

La notion de valeur correspond en réalité à l’intégrité énergétique d’un individu – la solidité de sa frontière personnelle – ainsi qu’à son niveau vibratoire général d’énergie ; une personne stable, ancrée et rayonnante d’estime de soi!

Toute relation est une transaction d’énergie : un échange qui doit rester équilibré (Échange gagnant/gagnant). Tout se résume finalement au concept d’énergie polymorphe qui passe d’une forme à une autre : idées, force, liberté, temps, amour, argent etc. et sert de monnaie d’échange psychologique entre les individus !

Dans une relation, si je participe toujours et encore à des « échanges perdants/gagnants »(voir chapitre II), je vais continuer d’affecter ma frontière personnelle et d’« abîmer » ainsi mon intégrité énergétique : la valeur baisse avec l’estime de soi, proportionnellement ! Le petit enfant a appris à dire et à demander des « oui » pour être respecté et approuvé. Pourtant, pour grandir et devenir pleinement mature, indépendant et adulte, nous devons apprendre à dire non et à affirmer nos préférences sans nous adapter à notre environnement (demande de validation et d’approbation)! ⇒Maturation d’une Identité solide et clairement définie !Dans de nombreuses relations, les gens se « pompent » de l’énergie au lieu de s’en donner. Comme nous l’avons vu, ce phénomène est rendu possible quand une personne a une frontière personnelle vulnérable et pleine de trous, donnant un accès facile à son noyau énergétique ; elle permet aux autres de « violer » son territoire intérieur et d’abuser de ses ressources énergétiques: elle va donc sentir son énergie pompée ou vampirisée alors qu’elle est en fait la seule responsable dans la gestion de son espace intérieur. Elle laisse n’importe qui et n’importe quoi entrer en elle et voler ses ressources intérieures. Pourtant, sans son accord, personne ne pourrait entrer à l’intérieur. Si elle a beaucoup de trous dans sa frontière personnelle doublée d’une faible conscience de soi (faible pouvoir d’auto-observation), elle aura énormément de mal à formuler ou à communiquer ce qui l’étouffe : Elle va faire des comptes à propos des autres en amplifiant silencieusement sa rancune et en se déresponsabilisant complètement pour ce qu’elle vit à l’intérieur d’elle-même ! Elle se sent « violée », agressée, elle ressent qu’on abuse d’elle, qu’on ne la respecte pas, mais ne le formule explicitement ! Elle va plutôt ruminer en elle-même sa rancune et son mal-être ou devenir elle-même destructrice/agressive! Lorsqu’une personne se vexe tout le temps et fait des comptes intérieurement à propos des autres, cela signifie qu’elle a beaucoup de trous dans sa frontière personnelle.

7) L’AMOUR ET LA RELATION DE COUPLE

⇒Quand 2 frontières personnelles interagissent dans une relation de couple, chaque entité se trouve initialement dans un état d’indépendance. Notre état d’indépendance a 3 dimensions:

-Gestion de notre énergie émotionnelle
-Qualité de notre Intellect: notre système de croyances
-Aptitude à la concentration et Puissance d’intention : notre Pouvoir de décision

-Les 2 énergies masculines et féminines s’attirent, partagent leurs énergies physico-émotionelles,
se complémentant et se faisant du « bien »

a) Dimension émotionelle : les 2 estimes de soi se rechargent !
-Ensuite, les 2 systèmes de croyances s’approuvent et se valident :
b) Dimension intellectuelle : ils approuvent et aiment ce que l‘autre pense !
-Et enfin, ils fusionnent leurs 2 pouvoirs individuels de prise de décision :
c) Dimension du pouvoir de décision : ils prennent des décisions ensemble !

Arrivés à ce stade, ils ressentent qu’ils sont sur la même longueur d’onde : ils ont atteint un état d’intimité où ils sont attachés l’un à l’autre et se sentent en accord. Ces 2 personnes sont « tombées amoureuses » ⇒Passer d’un état d’indépendance à un état d’intimité est ressenti comme extrêmement puissant sur le moment car les 2 frontières personnelles se sont assemblées pour n’en former qu’une seule,  2 fois plus grande! L’estime de soi, et les idées ont « doublé » en densité… On se sent tout d’un coup 2 fois plus fort en tant que personne, et capable de déplacer des montagnes (pouvoir de décision dédoublé)!

Mais lorsqu’on tente de maintenir ce niveau de relation sans passer au mode suivant, on devient vite prisonnier de l’état d’intimité qui efface les 2 frontières individuelles ; Cet état correspond implicitement à une Co-dépendance fusionnelle sans possibilité d’être en désaccord avec l’autre (de dire non à l’autre) ; Inévitablement, chaque individu va se comporter en caméléon pour s’adapter au consensus de la fusion : chacun fait des compromis de façon silencieuse, et ne reste donc pas entier ni honnête avec l’autre! ⇒ Les 2 personnes deviennent UN, ne différenciant plus l’autre d’eux-mêmes!

8) L’INTER-DÉPENDANCE :
LA RELATION AMOUREUSE ADULTE

Le 4e stade est le mode le plus mature d’interaction entre 2 frontières personnelles dans une relation de couple ⇒ C’est l’inter-dépendance !

L’inter-dépendance fait qu’au lieu d’être co-dépendants (ne ressentant pas comme possible l’option d’être en désaccord en tant que 2 cellules indépendantes), chacun peut facilement passer d’un état d’intimité profonde et de partage à un état de totale indépendance sans que la chose soit vécue comme un « problème »! Pouvoir consciemment rester indépendant tout en construisant une relation d’intimité est le signe d’une structure caractérielle mature ! Mais dans un couple bloqué au stade de la co-dépendance, chacun ressent le besoin de vérifier que l’autre est bien au courant de ses prises de décision personnelles et qu’il les valide ! Dans l’interdépendance, chacun reste lui-même, consciemment différencié, tout en étant capable de partager une grande intimité à certains moments… Ils ne s’étouffent pas, ils ne s’imposent rien et ils ne confondent surtout pas l’autre avec eux-même ! Ils savent par moment se séparer puis se retrouver; Chacun est heureux pour l’autre quand il prend une décision autonome sur un mode d’indépendance!

La co-dépendance semble rassurante et confortable au début, mais débouche toujours sur un jeu de pouvoir où un des 2 individus prend le contrôle . ⇒DÉSÉQUILIBRE :Un des 2 va prendre plus d’énergie à l’autre. Lorsque la cellule du couple « implose », un des 2 se retrouve avec son énergie au plus bas (moins d’estime de soi – moins de force – moins de maîtrise de soi) et une frontière personnelle affaiblie avec un territoire psychologique ‘vidé’ et ‘saccagé’ (sentiment d’être humilié, diminué, pas à la hauteur etc)! La plupart ressentent que pour éviter ou sortir de cet état étouffant de co-dépandance, leur seule option est de revenir à un état total d’indépendance : rejeter l’autre et se séparer !

Une personne fragile avec des trous dans sa frontière personnelle ne peut pas s’engager pleinement dans une relation. Même chose avec une personne rigide, fermée et barricadée émotionnellement, fermant sa frontière derrière des murs inviolables. L’engagement authentique ne devient possible qu’entre 2 personnes arrivées à maturité : un homme et une femme ayant des portails consciemment contrôlés dans leurs frontières personnelles respectives! Pour choisir un ou une partenaire, une frontière personnelle mature est l’élément essentiel ! Une personne dont la frontière personnelle est solide et dont le noyau énergétique est rempli d’estime de soi a bien assez d’énergie pour en donner ‘gratuitement’ tout autour de lui !Il « rayonne », et ne vampirise donc pas son environnement !

Nous pouvons apprendre à utiliser ce merveilleux outil de la frontière personnelle face à l’« autre » : Dans une situation particulière, nous ouvrons ou fermons un portail en fonction de la qualité de ses comportements : s’agit-il d’une attitude gagnant/gagnant ou d’une attitude gagnant/perdant !??

⇒NOTRE FRONTIÈRE PERSONNELLE EST NOTRE BOUCLIER FACE AUX ATTITUDES GAGNANT/PERDANT ! Métaphore : Un guerrier qui choisit de se protéger en utilisant son bouclier face à une attaque agressive à l’épée « observe » son adversaire s’épuiser progressivement pendant que lui regagne des forces. Une membrane semi-perméable qui ne permet qu’aux « bonnes » chose d’entrer, et qui maintient à l’extérieur les « mauvaises » choses fonctionne comme le service de contrôle douanier d’un pays, ou comme une frontière personnelle mature et solide ! Dans une relation de couple, une relation amicale ou une relation business, nous devons visualiser nos portails qui s’ouvrent aux comportements constructifs et qui se ferment devant les comportements destructeurs. Mais rien n’est jamais fixe ; tout le monde peut changer et passer d’une attitude destructrice à une attitude constructive d’une minute à l’autre. Tout dépend de l’échange psychologique ponctuel qui est en train de se passer là, « ici et maintenant » : Est ce que l’interaction est bénéfique pour les 2 « partis » (constructif) ou bien uniquement un des 2 partis y « gagne » (destructeur) !? Dans une relation amoureuse, nous ne pouvons pas nous permettre de « ne pas être nous-même » sans le payer très cher. Il y a  des moments où nous devons agir DE FACON INDÉPENDANTE, même dans une relation amoureuse ou nous nous engageons pleinement. Notre mélodie personnelle le demande. Il y a des moments ou 2 amants ne sont pas d’accords, même s’ils sont quand même fait l’un pour l’autre. Si nous sommes bloqués dans une relation de co-dépendance, ne pouvant pas se dire non l’un à l’autre afin d’aller chacun faire sa chose seul un petit moment de son coté, nous nous trahissons nous-même. Car quel que soit le degré de souffrance crée par une co-dépendance, notre mélodie personnelle finit toujours par se faire entendre lorsqu’elle a étouffé trop longtemps. Nous ne pouvons pas nous nier nous-même ! En tant que système immature et par définition, la co-dépendance correspond à une situation gagnant/perdant : Ce mode relationnel crée l’illusion de doubler notre frontière personnelle en taille, une illusion ressemblant temporairement à une forme de « succès » ! Mais seul l’INTERDÉPENDANCE nous permet de nous relaxer, d’être honnête avec nous-même et avec notre conjoint, et mène inévitablement au réel succès amoureux à long terme !

9) Devises énergétiques et sciences économiques de la psychologie

Qu’on en soit conscient ou pas, nous nous engageons tous dans la politique du troc psychologique. Nous avons 3 ressources psychologiques de base qui servent à faire des échanges d’énergie avec nos semblables:

-L’estime de soi (énergie émotionnelle positive)

-L’intellect (information)

-Le pouvoir de décision (mouvement-action-attitude-comportement)

Chacune de ces ressources a une devise attachée à elle, une fois qu’elle est placée sur la table dans des pactes-échanges avec les autres. Il s’agit d’un véritable « commerce » psychologique !

-L’Amour est la devise d’échange de l’estime de soi
-Le Temps est la devise ou le « coût » nécessaire dans l’échange d’information
-La Liberté est la devise ou le « coût » que nous payons lorsque nous prêtons
ou donnons notre pouvoir de décision à quelqu’un d’autre.

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Chaque jour, nous nous participons activement à ce commerce psychologique entre nous ! La question qui se pose, c’est : Participons nous à des « échanges » équilibrés et justes lors de ce commerce psychologique ? Improbable ! Car seule une frontière personnelle mature sait comment participer à des échanges d’énergie équilibrés et refuser consciemment de s’engager dans des échanges déséquilibrés. On dit : « le temps, c’est de l’argent ». Mais l’argent, c’est de la liberté, et la liberté, c’est de l’amour, et l’amour, c’est du temps etc. Il s’agit toujours de devises énergétiques interchangeables, et la façon dont nous échangeons une forme de l’énergie contre une autre dépend directement de nos PRÉFÉRENCES INDIVIDUELLES !  Pour finaliser un caractère mature et en bonne santé, nous devons réapprendre à nous engager avec les autres uniquement dans des échanges constructifs gagnant/gagnant en échangeant les devises dont nous avons besoin individuellement, et dans lesquels cet échange apparaît bénéfique pour nous-même comme pour les autres (besoins mutuellement satisfaits: voir la communication non violente) !

10) Le « succès »

Lorsqu’on atteint un objectif, ayant utilisé nos ressources intérieures (ce que nous CONTROLONS), il ne s’agit plus d’un objectif ! ⇒ Nous « possédons » alors l’objectif : nous avons étendu et fait croître notre frontière personnelle, et nous avons donc élargi l’étendu du contrôle que nous avons sur notre environnement- physique et psychologique ! Mais le succès ne garantit pas la plénitude. Le succès correspond seulement à la croissance en taille de notre frontière personnelle, lorsque nous avons atteint un objectif en utilisant notre intellect avec intelligence ! La plénitude est quelque chose de différent qui vient d’une recharge en émotion positive appelée ESTIME DE SOI, venant remplir l’intérieur de notre frontière personnelle de bien-être et de confiance! Et la Liberté vient lorsque l’on remplie notre territoire de SAGESSE, une combinaison de conscience et d’intuition qui rend optimum notre pouvoir de décision !

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La CODÉPENDANCE produit seulement l’illusion temporaire d’un succès. Mais en réalité, nous avons seulement EMPRUNTÉ et CONFONDU la frontière personnelle de quelqu’un avec la nôtre!

==> Nous avons tous une frontière personnelle unique, qui n’a pas que des trous, des murs ou des portails, mais plutôt une collection des 3 ! Nous pouvons avoir des trous en ce qui concerne les relations amicales et amoureuses, et d’un autre coté une pléiade de murs en ce qui concerne les nouvelles idées, tout cela en ayant des portails en ce qui concerne nos finances ! Nous pouvons très bien être complètement immature dans un domaine de notre vie, et très bien fonctionner dans un autre domaine !⇒Pour atteindre un réel succès durable, nous devons apprendre à utiliser notre pouvoir d’INTENTION, une combinaison de notre pouvoir de décision (action) et de notre intellect (planification-organisation-anticipation-structuration) ! Une personne heureuse mais n’ayant pas de succès dans sa vie est une personne qui à sa frontière personnelle remplie d’énergie émotionnelle positive (Estime de soi), mais sa frontière reste très « petite » et très étroite ! De la même manière, on peut voir comment une personne ayant beaucoup de succès ne semble pourtant pas heureuse : Elle a une frontière personnelle très étendue, mais presque vidée de toute émotion expansive !

Résumé de toutes les fonctions de la frontière personnelle en 1 seul diagramme
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Il nous est donc indispensable avant tout d’apprendre à se connaître soi-même : notre propre IDENTITÉ : nos PRÉFÉRENCES et nos CROYANCES dans les domaines variés de notre vie, pour ensuite décider lesquels ont besoin d’une amélioration au niveau des trous et des murs (dysfonctionnements et limitations)! Ces « domaines » peuvent inclure : la relation de couple, le travail, les hobbies, la spiritualité, la santé, la créativité ou les finances etc…Nous pouvons choisir d’arrêter de souffrir dans les domaines de notre vie qui ont des « trous » :

- En arrêtant nos tentatives de contrôler l’incontrôlable

-En apprenant à dire NON et à entendre NON avec plus de facilité !

-En apprenant à dire OUI plus souvent dans certains domaines de notre vie où nous ressentons que nos besoins n’étaient pas satisfaits !⇒ Qu’il s’agisse de nouvelles « idées » ou d’amour, le sentiment de manque vient toujours de nos MURS !

-Et finalement, nous pouvons remplacer ces murs et ces trous par des PORTAILS, en nous entraînant judicieusement et consciemment à:

- Reconnaître nos préférences.

- Différencier les comportements destructifs des comportements constructifs.

-Développer notre aptitude à choisir : dire NON aux échanges gagnant/perdant destructeurs pour nous ou pour l’autre, et dire OUI aux échanges gagnant/gagnant constructifs pour nous et pour l’environnement !

Une fois tout cet entraînement fait par une pratique journalière, nous devenons parfaitement opérationnels pour interagir avec le monde et les autres. Nous devenons libre d’apprécier réellement et en toute sécurité les jouissances de la vie. Il est crucial de protéger nos ressources intérieures et de renforcer notre psychologie/caractère avec une frontière personnelle saine, solide et capable de s’adapter à l’environnement de façon constructive !

⇒La maîtrise de la frontière personnelle permet d’obtenir la partie « ENDURANCE »(« Durabilité ») de l’accomplissement durable de soi (plénitude). Cette ligne de défense contre le stress permet de nous recharger énergétiquement en ressources intérieures (Santé/énergie/ motivation/clarté), et de les reconfigurer/maîtriser (énergie émotionnelle/intellect/pouvoir de décision) afin de participer pro-activement à un développement durable de soi. (L’objectif visé par tous les systèmes de développement personnel modernes ou antiques est de remplir et renforcer nos réservoirs « intérieurs » d’énergie, puis de maîtriser cette énergie interne par l’intention !09.png

11) Conclusion

Nous avons donc appris comment utiliser notre frontière personnelle pour  :

-Empêcher le stress d’entrer en nous!

-Nous ouvrir au COMMERCE psychologique avec nos semblables
uniquement quand il s’agit d’un ÉCHANGE constructif GAGNANT/GAGNANT!

⇒Regagner de l‘énergie interne

Tel est le moyen de nous rendre « endurant » dans la Vie, en étant capable de nourrir les ressources que nous sommes sur le point d’apprendre à protéger, cultiver et renforcer dans les chapitres suivants. Nous comprenons également à présent que pour toute portion d’un problème dans notre vie qui nous semble vague et trouble, la frontière personnelle est la réponse à ce problème. Pourquoi? Parce que lorsque notre frontière est remplie de trous, ces trous nous donnant une image confuse/vague de nous-même et de notre environnement

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QUESTION 1:
Dans quel domaine de notre vie souffrons nous en essayant de contrôler l’incontrôlable ?

Une fois repéré un domaine particulier de notre vie ayant besoin d’être « réparé », nous pouvons choisir de STOPPER le pilotage automatique. Ensuite nous pouvons utiliser notre énergie pour transformer nos « murs » et nos « trous » en PORTAILS téléguidés par nos 2 pouvoirs d’auto-observation et de décision ⇒l’observateur nous fait entrer dans le moment présent, seul endroit où nous pouvons exercer notre pouvoir de décision et changer! Nous pouvons pratiquer cela et observer avec stupéfaction les changements de situation qui s’opèrent dans notre quotidien.

QUESTION 2:
Quel type de commerce psychologique faisons nous avec les autres? Quelles ressources échangeons nous, et qu’obtenons-nous en retour ? s’agit-il d’échanges gagnant/gagnant ?

- L’estime de soi s’échange avec la devise de L’amour.En donnant de l’amour à une personne, nous la rechargeons en estime de soi(bien-être/confiance)

L’information (communication) s’échange avec la devise du Temps. En donnant de notre temps à une personne, nous nourrissons son intellect(savoir/expérience)

-Le pouvoir de décision s’échange avec la devise de la Liberté. En donnant de notre liberté à une personne, nous renforçons son pouvoir de décision
(conscience/intuition)

Un « échange » équilibré et juste est une situation gagnant/gagnant :
en interagissant, les 2 partis s’enrichissent en une des 3 ressources intérieures et ont mutuellement leurs besoins satisfaits! 

Un « échange » déséquilibré et injuste est une situation gagnant/perdant :Un des 2 partis s’enrichit en une des 3 ressources intérieures pendant que l’autre s’appauvrit !

 
QUESTION 3 :

Quelle est la nature de notre relation de couple ?

Sommes nous trop CODÉPENDANT ? (trous) trop INDÉPENDANT (murs) ? Apprenons à devenir INTERDÉPENDANT à la place !!!

—————-

Dans les chapitres suivant, nous allons entrer plus en détail dans NOS 3 RESSOURCES INTÉRIEURES, ces 3 “Réservoirs” d’énergie protégés par notre frontière personnelle …

 

 

 

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