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NEUROSCIENCES ET CROISSANCE PERSONNELLE – introduction

A) L’Univers entier dans le cerveau d’un être humain.

Avec ses 95 milliards de neurones, le cerveau humain est l’objet le plus complexe qui existe sur notre planète. Les neurones sont les cellules uniques, discrètes et autonomes qui composent notre système nerveux. Ils peuvent avoir une action réciproque mais ne sont pas reliés physiquement. Ils sont tous situés dans le cortex, chacun peut être considéré comme un minuscule système de traitement de l’information. Ensemble, les neurones forment l’élément actif des zones pensantes du cerveau. C’est par leur interaction que le cerveau, organe physique, donne son essor à l’esprit vivant.

Un neurone type reçoit sur un de ses dix mille synapses des signaux physiques, envoyés ou reçus par des neurones voisins.  Si le cerveau ne disposait que d’une synapse, il ne posséderait que deux états mentaux comme un bit d’information : 0 ou 1, (oui ou non). Si nous avions deux synapses (2 élevé à la puissance 2) = 4 états mentaux; trois synapses (2 élevé à la puissance 3) = 8 états, et, en général pour N synapses, (2 élevé à la puissance N) nombre d’états mentaux.

Mais le cerveau humain contient environ 10 élevé à la puissance 13 synapses. Aussi le nombre d’états différents d’un cerveau humain est-il de deux élevé à cette puissance, c’est-à-dire 2 élevé à la puissance 10,000,000,000,000 (dix mille milliards de fois). Nous aboutissons ainsi à un chiffre inimaginablement élevé, beaucoup plus élevé, par exemple, que le nombre total de particules élémentaires (électrons et protons) contenues dans l’univers connu, qui est comparativement inférieur (2 à la puissance 950).

C’est grâce à cette multiplicité de configurations différentes du cerveau humain qu’il n’existe pas deux humains complètement semblables, même s’il s’agit de deux jumeaux. Ces nombres énormes peuvent également rendre compte de l’imprévisibilité de la conduite humaine, et de ces moments où nos actions nous surprennent nous-mêmes.

B) La qualité de l’environnement et l’évolution

Une remarquable série d’expériences sur les changements intervenant dans le cerveau durant l’apprentissage a été menée par le psychologue américain Mark Rosenzweig et ses collègues de l’université de Californie à Berkeley. Ils ont placé deux populations différentes de rats de laboratoire dans un environnement différent – l’une dans un environnement ennuyeux, répétitif, appauvri; l’autre dans un milieu varié, vivant, enrichi. On constata un accroissement frappant de la masse et de l’épaisseur du cortex cérébral, ainsi que les changements correspondants dans la chimie du cerveau. Ces transformations intervinrent aussi bien chez des animaux mûrs que chez les jeunes.

De telles expériences démontrent que des changements physiologiques accompagnent l’évolution intellectuelle, et indiquent comment la plasticité peut être contrôlé anatomiquement. Si l’on admet que l’accroissement du cortex cérébral facilite l’apprentissage futur, il nous faut reconnaître l’importance de l’environnement favorable, (conditionnant sa structuration).

Dans le cerveau, l’information est dix mille fois plus concentrée que dans un ordinateur. Si l’on voulait traiter l’information contenue dans le cerveau humain, il faudrait un ordinateur dix mille fois plus gros que le cerveau humain. En revanche, les ordinateurs modernes sont capables de traiter l’information dix milliards de fois plus rapidement. Le cerveau doit être extraordinairement bien organisé et connecté, pour être capable d’effectuer un tel nombre de tâches spécifiques avec une efficacité nettement supérieure à celle du meilleur des ordinateurs.

Carl Sagan, « Les Dragons de l’Éden. »

C) Le Cerveau à trois étages

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Le Dr Paul Mc Lean, chef du laboratoire sur l’évolution et le comportement du cerveau à l’Institut national pour la santé mentale à Bethseda (États-Unis), a proposé la théorie du cerveau à trois étages. Selon cette théorie, le cerveau humain est en réalité composé de trois cerveaux, chacun superposé au précédent, comme les poupées russes emboîtées l’une dans l’autre.

Le Cerveau Reptilien

Le premier est le cerveau reptilien, primitif ou instinctif, ainsi appelé parce qu’il ressemble au cerveau des reptiles préhistoriques, et à celui des alligators et des lézards de nos jours. Cette partie de notre cerveau comprend le tronc cérébral, le cerveau médian, les ganglions de base et le système d’activation du réseau des fibres nerveuses responsables de la coordination des fonctions de base. Dirigé par l’instinct, ce cerveau contient le savoir ancestral de l’espèce et une partie du système involontaire.

Le Cerveau Limbique
Le deuxième, dans le temps, est le cerveau limbique – ou mammifère – ou émotionnel, qui encercle le cerveau primitif. On croit qu’il s’est développé il y a 200 ou 300 millions d’années. Nous avons ce cerveau en commun avec les mammifères inférieurs comme les rats, les lapins et les chevaux. Le cerveau limbique est le siège des émotions. Il contrôle le système nerveux autonome du corps et enregistre le système de récompenses et de punitions (plaisir et angoisse- expansion et contraction).

Bien que beaucoup plus petit que les hémisphères cérébraux sur le plan cortical, le système limbique joue un rôle énorme dans notre fonctionnement. Si l’alimentation en sang est importante, il vaut la peine de noter que le système limbique est la partie du corps la mieux alimentée en sang.

Le système limbique règle : l’alimentation, le sommeil, la marche, la température du corps, les équilibres chimiques, le rythme cardiaque, la tension artérielle, les hormones, l’activité sexuelle et les émotions. C’est aussi le centre du plaisir, de la faim, de la soif, de l’agressivité et de la colère. Non content de contrôler nos émotions, le système limbique contribue au développement de nos connaissances. Il joue un rôle vital dans le transfert des informations reçues vers la mémoire.

Nous possédons trois systèmes de mémoire : à très court terme (une seconde ou moins) ; à court terme (15 secondes environ) ; et à long terme (sans limite de temps). Le système limbique est activement impliqué dans ces trois systèmes d’enregistrement de la mémoire.

Le Néocortex
Au-dessus du cerveau limbique, se trouve le néocortex, la calotte pensante, masse de matière grise d’aspect plissé, qui a évolué avec une extraordinaire rapidité durant le dernier million d’années pour produire l’être humain que l’on connaît aujourd’hui (selon la « théorie » de l’évolution qui est + que discutable).

Nous partageons le néocortex avec les mammifères supérieurs, comme les chimpanzés, les dauphins et les baleines. Ce qui distingue le cerveau de l’être humain de celui des autres animaux est que notre néocortex est plus grand par rapport au cerveau et au corps. Le néocortex comprend environ 80% de la totalité de la matière cervicale, ainsi que la plus grande partie du cortex pensant, ou matière grise. Anatomiquement, il est divisé en deux moitiés, couramment appelées hémisphère gauche et hémisphère droit, mais qui devraient être appelées hémisphères corticaux.

⇒Dans tout le néocortex, on trouve les processus qui traitent les perceptions physiques telles que les sens et le contrôle moteur.

D) Les deux hémisphères du cerveau

« L’idée principale qui émerge… est qu’il y aurait deux modes de pensée, le verbal et le non-verbal, représentés respectivement dans l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit, et que notre système éducatif, ainsi que la science en général, tend à négliger la forme non verbale de l’intellect. Ce qui revient à dire que la société moderne fait une discrimination contre l’hémisphère droit. »
Roger Sperry

On sait maintenant, grâce aux travaux de Sperry, que parler, lire, écrire, et penser avec des nombres sont des fonctions assurées principalement par l’hémisphère gauche, alors que la perception de l’espace, la géométrie, la cartographie mentale, la musique et notre aptitude à manipuler des formes/images/abstractions dans notre esprit sont dues principalement à l’hémisphère droit.

L’hémisphère gauche
Dans l’hémisphère gauche du néocortex, on trouve plus particulièrement le côté rationnel soit le centre principal du langage de même que celui du calcul et de l’analyse.
Un cerveau gauche aura tendance à résoudre un problème en se fondant sur des faits analytiquement, pas à pas, en préférant les mots, les nombres, et les faits présentés en une séquence logique.

Hémisphère droit
Très différente, la stratégie d’un cerveau droit sera de chercher à comprendre, de rechercher des images, des concepts, des modèles, des sons et des mouvements pouvant être synthétisés en une perception intuitive de l’ensemble. Ainsi il y a un lien étroit entre notre mode préféré de connaissance – la nature de ce que nous préférons étudier – et notre style d’acquisition.

Un cerveau gauche choisira peut-être d’étudier la mécanique ou la législation; un cerveau droit, la psychologie, l’art ou la musique. S’ils abordent l’étude de la musique par exemple, les cerveaux gauches apprendront des faits par la lecture : les noms, les oeuvres musicales, l’histoire, l’harmonie, les techniques [acquisition mentale, théorique et sémantique], alors que les cerveaux droits apprendront probablement en observant et en imitant- mimétisme.[Acquisition émotionnelle/intuitive par l’expérience vécue et ressentie] Si nous préférons fortement l’un des modes, il se peut que nous rejetions l’autre.

Pour certains étudiants qui aiment les faits, l’idée même d’intuition est suspecte; tandis que, pour une personne intuitive, des informations factuelles peuvent sembler ennuyeuses. Celui qui préfère fortement fonctionner selon un mode trouve généralement difficile, voire impossible, de résoudre un problème selon l’autre mode.

Ce qui ressort de la recherche sur les deux hémisphères est que le cerveau est fait pour traiter l’information différemment, mais de façon complémentaire. On ne peut pas dire que l’un des traitements soit supérieur à l’autre. L’un et l’autre sont nécessaires pour penser efficacement. Étant donné l’importance de ces deux modes de pensée, on pourrait supposer qu’ils sont l’un et l’autre inclus dans notre système éducatif. Ce n’est malheureusement pas souvent le cas. Le cerveau a deux hémisphères, mais trop souvent le système éducatif fonctionne comme s’il n’en avait qu’un seul. Cela à des conséquences vitales sur l’apprentissage. La discordance entre le mode d’apprentissage d’une personne et la façon dont l’information va lui être transmise peut être gênante; elle va probablement trouver cet apprentissage pénible, frustrant, ennuyeux, trouver qu’il ne donne pas de bons résultats et qu’il n’est pas source de satisfaction. Les différences de préférences dans l’acquisition des connaissances ont un effet sur d’autres aspects de la personnalité et en particulier sur les habitudes de travail.

« Ce que nous apprenons à propos de l’intelligence humaine
peut nous obliger à la redéfinir entièrement. »
Jack Fisher

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